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 Démonstration d'extraction de tourbe Le marais qui s’étend sur une quarantaine d’hectares est un merveilleux réservoir de biodiversité, refuge pour des espèces souvent menacées.
Il y a une dizaine d'années, une prise de conscience collective a permis la remise en eau de cet espace cultivé en maïs notamment. Aujourd'hui, la nature reprend ses droits grâce à la gestion concertée des agriculteurs, des syndicats de gestion de l’eau et des rivières et du Conservatoire Régional des Espaces Naturels de Poitou-Charentes , propriétaire d’une partie de la zone. Cet espace est tourbeux, c’est-à-dire que le sol est composé d’éléments issus de la fossilisation de débris végétaux en milieu aquatique. Pendant les deux Guerres Mondiales la tourbe, combustible certes médiocre, a été utilisée pour remplacer le charbon lors des pénuries. Son extraction a permis de faire vivre bon nombre de familles de la région jusque dans les années 50. Autrefois, dans ce marais, la culture du chanvre était très répandue. Après être tombée en désuétude, elle réapparaît depuis quelques années dans le but de diversifier les cultures agricoles. Cette initiative encouragée par l’Etat a obtenu en 2006 le label « Pôle d’Excellence Rural chanvre ». Les débouchés actuels de la filière du chanvre sont variées : isolation, biomatériaux, litières pour animaux, textile, papeterie, utilisation en industrie.  Balade dans le marais avec le CREN La commune possède plusieurs ZNIEFF (Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique) : Le sol particulier du marais de Saint-Fraigne par sa nature à la fois tourbeuse et calcaire y a permis le développement d'une flore remarquable où se rencontrent plusieurs plantes très rares en Poitou-Charentes. Sur les berges des rivières, on note notamment la présence du Scripe Holoschoenus et du Tétragonoble à siliques ou même encore des plantes montagnardes très rares dans la région comme l'Inule de Vaillant ou la prêle d'hiver. L'ensemble de la zone renferme également une faune exceptionnelle : des oiseaux d'eau surtout, qui utilisent le site comme lieu d'hivernage, de halte migratoire (Courlis, Chevaliers, Barges) ou comme site de nidification. Un mammifère fortement raréfié dans le centre-ouest, le putois, fréquente aussi le secteur régulièrement.
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